Maxence Van der Meersch

 Eléments de biographie

      

     Le 4 mai 1907, Maxence naît Vandermeersch au 76, rue Cuvier à Roubaix, de Benjamin Vandermeersch  et Marguerite Demarque.

   

                

    

     Le père,  négociant en matériaux, fait faillite en 1908. Le couple se sépare en 1910 et Maxence va vivre avec son père rue de l'Epeule tandis que sa soeur aînée est confiée à sa mère qui ouvre une épicerie rue de Lannoy.

     En 1918, Maxence fait sa communion et doit affronter la mort de sa soeur Sarah qui succombe à la tuberculose à la fin de la guerre.

 

     Après une année au Petit Lycée de Roubaix, Maxence entre au Lycée de Tourcoing (aujourd'hui le lycée dit "Gambetta"). En 1923, il obtient la médaille d'or du prix littéraire "Maria Chapdelaine" organisé par la "Ligue maritime et coloniale", puis en 1925 le premier prix de composition française au Concours Général avec "Fragment des mémoires de Boileau". Il est reçu en 1926 au baccalauréat dit "de Philosophie" et entame des études de Droit à Lille.

 

     Ses premiers textes, poèmes et nouvelles, paraissent en 1927 dans Lille-Université, revue étudiante dont il deviendra le rédacteur en chef. Après quelques écrits, il modifie son patronyme en Van der Meersch.

 

     Lors d'une promenade le long du canal, il rencontre la jeune ouvrière Thérèze Denis, qui va bouleverser son destin. Amoureux, le jeune homme se brouille avec son père pour pouvoir vivre son histoire d'amour et le couple s'installe au 246, rue Lamartine à Wasquehal.

 

    

 

     Van der Meersch doit écrire des articles de commande pour subsister. En 1929, la naissance de sa fille Sarah réconcilie le père et le fils.

   

 

   

     Maxence Van der Meersch obtient la même année sa licence de Droit, et trois ans plus tard une licence de Lettres.

 

     1932 est aussi et surtout l'année où un éditeur s'intéresse enfin à l'un de ses manuscrits : Albin Michel publie La Maison dans la dune. Suivra une production régulière d'un à deux romans par an, tous publiés par Albin Michel avec qui Van der Meersch s'est lié d'amitié.

 

 

     En 1934, Maxence est admis au Barreau de Lille où il ne plaidera guère. Il se marie civilement avec Thérèze (un mariage chrétien sera célébré plus tard, dans le plus grand secret, dans une chapelle privée de la rue du Curoir à Roubaix). La même année paraît Le Péché du monde, premier tome de la trilogie "La Fille pauvre", inspirée de la vie ouvrière de sa femme.

     Thérèze souffrant de tuberculose, le couple consulte le Docteur Carton, éminence controversée de l'époque. Cet adepte du végétarianisme et ennemi de la suralimentation deviendra une figure essentielle dans l'existence de Van der Meersch, qui lui donnera vie sous les traits de Domberlé dans Corps et Âmes.
 

     En 1935, Invasion 14 manque d'une voix le Prix Goncourt. Joseph Peyré, lauréat de l'année, deviendra l'ami de Maxence.

 

     En 1936, le couple donne naissance à une deuxième fille, Benjamine, qui décède 12 jours plus tard. C'est cette année qui est reconnue pour marquer le tournant spirituel de la vie de Maxence Van der Meersch et sa conversion à la foi chrétienne.

     L'écrivain est alors consacré par le Prix Goncourt obtenu pour L'Empreinte du dieu. Le couple connaît enfin l'aisance et s'achète la maison du 7, quai des Alliés à Wasquehal.

 

 

     En 1939, Van der Meersch est réformé. Durant toute la guerre, sans appartenir à un mouvement de résistance particulier, il aide ponctuellement des résistants et s'engage auprès des sans-ressources, des vieillards et des femmes de prisonniers.

 

     Corps et Âmes obtient en 1943 un prix de l'Académie française spécialement créé pour l'occasion.

 

     Pendant la guerre,  la santé de Van der Meersch s'est dégradée et la tuberculose s'installe lentement mais sûrement. En 1945, la famille recueille un petit orphelin. L'écrivain n'est pas resté inactif et a amassé quantité de notes sur la Deuxième Guerre dans l'optique d'un "Invasion 40". 
     Femmes à l'encan, essai contre la prostitution, sera l'une des pierres ayant contribué à la fermeture des maisons closes.

 

     En 1946, la mort du père de Maxence, qui était aussi son agent littéraire, affecte profondément l'écrivain et le fragilise encore. Sa mauvaise santé le conduit à s'installer au Touquet (1947). Sa production s'en trouvera ralentie, et les critiques concernant Corps et Âmes et La petite Sainte Thérèse qui s'amplifient accablent Van der Meersch qui s'éteindra le 14 janvier 1951.